Bruno Lazzari

Le caractère

Extrait de l'ouvrage édité en 1933 "Comment on obtient la force physique et la santé" du Docteur Chevillet et du Professeur Desbonnet. Ces éléments ont été repris par le Professeur Marchesseau dans le concept naturopathique et hygiénique et n'étonneront pas les pratiquants de Médecine Traditionnelle Chinoise et de Qi Gong.C'est une belle leçon de Yang Sheng!
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Le caractère est souvent fonction des événements extérieurs. Mais l'homme ne doit pas se laisser dominer par eux. Etant donné les lois générales de la vie sociale, si l'homme n'a pas la force mentale de réagir, son caractère doit s'aigrir. Le caractère est fonction des organes. Certaines maladies organiques (estomac) irritent le système nerveux et cérébral. Donc le caractère, appartenant au mental, est la résultante de la santé organique.Les leçons de moralité, les punitions sont peu efficaces sur le caractère qu'elles aigrissent et révoltent parfois. Le seul procédé utile à la modification d'un caractère consiste dans la culture physiologique des organes jusqu'à leur perfection naturelle. Le cerveau, physiologiquement équilibré, ne pratique plus ces écarts de caractère, causes de tant de malheurs familiaux et sociaux, écarts paraissant indépendants des hommes, mais voulus par eux. La physiologie du cerveau semble être liée à la physiologie nutritive. Pour quelle raison sépare-t-on leur étude et leur culture, puisque la nature tient leurs fonctions sous une dépendance réciproque? Les hommes, qui veulent jouir d'une pensée claire, doivent cultiver leur tube digestif. Le cérébral qui, assis devant son bureau, s'acharne à réussir un travail intellectuel difficile, et qui cherche des idées dans une multitude de revues bien classées, oublie le travail le plus important: mettre son cerveau physique en état de clarté intellectuelle. Plongé dans ses pensées, il méprise parfois ses aliments, au point de ne leur prêter que le minimum d'attention indispensable; il ne se soucie pas de la culture de son tube digestif dont la santé entraîne la lucidité cérébrale. Certaines affections intestinales provoquent un trouble cérébral appelé le délire, maladie de l'imagination par excès d'exaltation. Il est utile d'exalter la faculté imaginative pour concevoir des progrès, mais la raison doit toujours la dominer, la contrebattre. La folle imagination doit être dominée par l'équilibre digestif. Dans l'ensemble physiologique logent la raison, le caractère, la gaieté. Un caractère spécifique est dû à des organes spécifiques. Si bien des femmes ne sont plus imbues de la douceur légendaire et très difficile à rencontrer dans ce siècle, la raison de cette tare est primitivement utérine, secondairement stomacale. Trois organes, cerveau, estomac, utérus, sont étroitement liés dans leur physiologie. Il sont trop souvent théoriquement séparés. Aucun médicament chimique complexe ne les traite ensemble. Seule la gymnastique organique entretient les relations physiologiques normales entre ces différents organes. L'intérêt spécial porté à un seul ne servirait à rien pour l'équilibre cérébral, sur lequel le caractère repose. La santé réside dans la synthèse de toutes ces fonctions spécifiques. L'être, qui veut la santé générale et non locale, ne doit pas les séparer. L'homme paraît parfois se plaire dans les cercles vicieux. Je lui en conseille un: la précision d'idées entraîne la précision des gestes, la précision des gestes entraîne la précision d'idées, et l'équilibre du caractère. Que l'être humain reste dans ce cercle, sans jamais oublier que la précision des menues réactions digestives, sur lesquelles il possède une action non pas directe, mais indirecte par la culture physique, la précision des menues actions de chaque tube de Malpighi dans les filtres rénaux, la précision de chaque alvéole pulmonaire inspiratrice lui confèrent une précision d'idées, une précision de raisonnement, une sagesse d'imagination qui lui procureront une qualité appelée commune, mais assez rare, une force, après laquelle la majorité court en lui tournant le dos: la santé intégrale, entretenant un caractère équilibré, doux, bon. Extrait de l'ouvrage "Comment on obtient la force physique et la santé" du Docteur Chevillet et du Professeur Desbonnet posté par Bruno Lazzari

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Commentaires

Le Mercredi 24 Novembre 2004 à 15:38, par pascal :: #

surprenant ce texte de 1933,ily en a d'autre?
une cause souvent ignoré dans ce sujet est le problème des parasites, notamment chez les enfants bien que les adultes ne sois pas épargnés.
plus rare dans nos societes modernes mais pas absent!
www.unicef.org/french/sow...
ce lien à ce sujet
merci

Le Mercredi 24 Novembre 2004 à 19:12, par bruno :: #

Réponse au commentaire de Pascal

Oui, il y en a d'autres dans le même genre,de la même époque, bien sûr du même ouvrage (mais faudra pas que j'abuse) et d'autres auteurs.
Entièrement d'accord sur les parasitoses intestinales (entre autres) les traitements de changement de saison que connaissaient nos parents ne font plus recettes.

C'est une cause de maladie qui est souvent négligée.Les parasitoses intestinales perturbent le système digestif et les fonctions nutritives qui sont à la base de la santé (fabrication des substrats vitaux). Cela entraîne un affaiblissement du système immunitaire, une malnutrition et parfois une décalcification extrêmement préjudiciable chez l’enfant. Le docteur De Sambucy, un grand spécialiste de la colonne vertébrale, faisait faire une recherche systématique de parasitose intestinale dans les cas de déclin vertébral. Il signalait en outre, qu’un seul résultat de recherche ne signifiait rien, ne suffisait pas, il en fallait plusieurs, et que de toute façon en cas de doute et vu sa simplicité un traitement s’imposait. Pour ce qui est de l’incidence sur l’équilibre psychique, les symptômes sont bien connus (nervosité, troubles du sommeil, cauchemars, tempérament peureux et anxieux, difficulté à se concentrer).

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